entretien avec un pervers

de belles amitiés tissées dans les cafés branlette de Tokyo

Mes chers petits malwares

Voilà un bail que je n’ai pas prêté attention à cette pauvre newsletter. Pour 2026, j’ai décidé de vous écrire régulièrement. Je prépare un nouveau livre. Pour ceux qui ont loupé des épisodes, je vous mets à la fin de cette lettre d’amour les derniers articles du blog où je parle de ma vie au Japon (où je suis depuis plus d’un an).

Entretiens avec un pervers

Je n’écris pas beaucoup, ces derniers temps. Je suis occupée à vivre, et QUELLE VIE. Rainer Maria Rilke dit au jeune poète : “Il s’agit de tout vivre”. Je ne suis ni jeune ni poète, mais c’est un sacré bon conseil.

Tout vivre, ça, James l’applique à la lettre. James est un Américain que je considère être le Bukowski de la Gen Z. Pas le Bukowski de notre temps que l’on désirait, mais probablement celui que l’on mérite. James est un jeune homme blanc, Américain, qui a foutu sa vie en l’air et décrit ses aventures sexuelles sur Substack. C’est absolument dégueulasse, autant que c’est fascinant.

James et moi nous sommes baladés dans Tokyo, et avons fini dans un café branlette, ou un gooning café. Ouvert 24/24h, les pervers locaux s’y rendent pour louer des DVD pornographiques et s’astiquer la nouille à l’aide de différents ustensiles (TENGA !), dans des boxs privés. C’est dans un box que j’ai interviewé James. 3h d’enregistrement où lon parle de fétiches sexuels, de l’Asie, de foutre sa vie en l’air, d’à quel point on ne veut plus jamais foutre un pied dans un bureau, de littérature russe, de l’Amérique, d’autisme, et allez savoir quoi d’autre.

Cet entretien, j’ai envie d’en faire quelque chose. Le transformer en article sérieux, quelque part, chez des gens de bien. Mon contact pigiste (coucou Lucie ma bewlle) me dit qu’il est impensable qu’un média publie ce que contiennent ces enregistrements.

Challenge accepted.

Vous avez des idées, des contacts ? Écrivez-moi à [email protected]

Big bisous bien baveux,

Julia (la fille pas sympa)

PS: Clément, si tu es toujours à cette newsletter, va bien te faire foutre + désabonne-toi + crève.